L’Auvergne (1)

mercredi 21 octobre 2015
par  webmaster
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 Séjour en Auvergne (1) 


L’Auvergne, au paysage modelé, transformé par une activité volcanique il y a de cela des milliers d’années, est située au centre de la France et du Massif central. Elle est composée des quatre départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Sa préfecture et sa plus grande ville est Clermont-Ferrand.

L’Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes, puissante confédération regroupant les Gabales, les Vellaves, les Cadurques dont l’aire d’influence comprenait le Languedoc et l’Aquitaine.

Les Arvernes étaient l’une des plus puissantes et des plus riches tribus de Gaule antique.

Le club de l’Edelweiss de Vassieux s’est rendu en visite dans cette magnifique région.


Notre visite en Auvergne a débuté par la ville de Thiers, ville emblématique de la coutellerie.

Les Thiernois arborent fièrement six siècles d’histoire coutelière et Thiers s’impose toujours actuellement comme la capitale nationale de la coutellerie.


Le Jacquemart

Symbolique de l’esprit de Thiers, ce jacquemart évoque l’histoire industrielle de la ville : le travail du métal.

Réalisé en métal vieilli, le forgeron apparaît avec son enclume à chaque heure, démontrant avec fierté son amour de la lame bien ouvragée.

La roue à aubes, le flot perpétuel de l’eau et le bruit de la forge témoignent toute l’énergie qui continue d’alimenter l’industrie contemporaine du bassin industriel thiernois.

Le forgeron mesure 2,10m. Il sonne toutes les heures de 9h à 21h.

Cette œuvre a été réalisée par les artistes Michell et Jean-Pierre Hartmann et inaugurée le 12 avril 2008.


Un petit tour de la ville de Thiers à bord d’un petit train.


 

Les différentes étapes de la fabrication d’un couteau à Thiers.

Grâce à une organisation du travail performante basée sur la parcellisation (le travail est éclaté entre une multitude d’ateliers qui n’effectue qu’une étape de la fabrication), les thiernois vont être en mesure de produire et de fournir massivement les quincailliers grossistes de France et de Navarre.

Aujourd’hui, si les entreprises ont déserté les rives de la Durolle, elles produisent encore 70% de la consommation française de couteaux (couteaux de table, couteaux de poche, couteaux professionnels…).

Les métiers de la coutellerie :

Le couteau est, depuis le Moyen-âge, le produit de l’intervention de plusieurs artisants spécialisés, dont les ateliers sont répartis entre ville et montagne thieroise. Les fournitures passent de main en main, transportées dans des hottes, des besaces ou simplement de vieux chapeaux de feutre. A la tête de cette chaine, le Maître-fabricant centralise et disribue le travail.

La lame :

L’acier est transporté par des porte-faix, puis des commissionnaires, jusqu’aux martinaires qui frappent et sectionnent les les barres d’acier.

Le forgeron chauffe et martele le « crampon » (pièce de métal) sur son enclume pour ébaucher la lame. Sur celle-ci, le maître-coutelier appose sa marque avant de pratiquer la « trempe » (action de chauffer la lame à haute température puis de la refroidir brutalement) et le « revenu » (réchauffer la lame à moindre température puis la laisser refroidir lentement pour quelle retrouve son élasticité) pour donner dureté et élasticité au métal.

 

Les lames sont ensuite acheminées chez l’émouleur, qui à l’aide de meules actionnnées par l’eau, les blanchit et les met au tranchant.

 

Le manche :

Le façonneur travaille les matériaux du manche : bois, os, ivoire, corne, nacre.

Sur les manches de couteaux de luxe ou d’orfèvre, un sculpteur peut être amené à intervenir.

 

La lame et manche sont ensuite assemblés par les monteurs, éventuellement agrémentés de garnitures comme des « culots » (parties métallique protectrice, souvent ornée, située à l’arrière du couteau) ou des « viroles » (bague métallique située entre la lame et le manche).

Pour monter un couteau fermant, jusqu’à cent pièces sont nécessaires.

 

Enfin, le polisseur supprime les rayures laissées par la meule sur la lame, polit et lustre le couteau. Dans la boutique du fabriquant, les essuyeuses éliminent la « crotte » (Pâte composée d’émeri et de graisse) entre les différentes pièces et les plieuses assemblent les couteaux par « grosse » (Douze douzaine de pièces) avant expédition et commercialisation.

 
 

 

Rendez-vous est pris au village vacances « azuréva » à Murol pour prendre possession de nos appartements et dîner.


 


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